Archive for juillet, 2012

L’été est maussade… des lectures en accord avec la météo ?

Parce qu’il existe de beaux textes parmi les romans tristes

Parce qu’il y a des lecteurs qui adorent s’émouvoir et pleurer…

Parce que la fiction n’empêche pas les interrogations…

Parce que ce sont des « Coups de coeur » des bibliothécaires…

Pour toutes ces raisons et pour d’autres…

Une sélection de romans

tristes,

sombres,

dramatiques,

poignants et de qualité

*****

Voie interdite

d’Anne Vantal

Editions Actes Sud, 2011

Un jeune homme fuit, se cache… Il trouve refuge au fond d’une forêt, dans une cabane abandonnée, où il se bâtit peu à peu une vie solitaire.

Que fuit-il ? Combien de temps va-t-il tenir à l’écart du monde ?

Un résumé volontairement très court pour ce roman percutant qu’il faut découvrir par soi-même, et dont la fin vous « scotche » à la page.

Du suspense, une belle écriture, des interrogations… du grand art !

*****

Les Maux du coeur

d’Axl Cendres

Editions Sarbacane, 2011

Le narrateur, 15 ans, vit seul avec sa mère. Un jour, celle-ci trouve du shit dans ses poches. Pour la rassurer et éviter certaines questions, il passe son temps à lui mentir.

Mais à nous, lecteurs, il raconte tout.

Alors, lorsqu’il rencontre au collège Ludmilla (un prénom qui lui fait tourner la tête), il ne sait plus quelle attitude adopter. Comment rétablir la confiance ?

Un court roman sur les tourments de l’adolescence, sensible et réaliste.

*****

Room

d’Emma Donoghue

Editions Stock (La Cosmopolite), 2011

Jack vient d’avoir 5 ans. Un évènement dans sa petite vie bien réglée, dans le déroulement millimétré de ses journées avec sa maman, dans la “Chambre”.

Car voilà, même si Jack est heureux, avec sa maman comme centre du monde, on comprend vite, à travers ses mots d’enfant, que Jack vit enfermé avec sa mère, avec pour seules visites celles de “Grand Méchant Nick”… Ce qui lui parait “normal” ne l’est bien sûr pas : Jack et sa mère sont les « prisonniers » d’un kidnappeur…

Un roman prenant, qu’on ne lâche pas, déroutant et original (tout est vu par les yeux de Jack, enfant précoce et pourtant bien naïf puisqu’il ne connait rien du monde véritable), une prouesse d’invention pour la romancière qui a réussi, je trouve, à se mettre à la place de Jack.

Un roman dur, mais jamais larmoyant ni voyeur, et pourtant rempli d’amour, celui de la mère qui a fait preuve d’un courage sans  borne pour ne pas sombrer et d’une imagination débordante pour donner à son fils une vie “normale” dans cet environnement carcéral.

*****

L’Enfant aux cailloux

de Sophie Loubière

Editions Fleuve Noir, 2012

Elsa Préau est une vieille dame seule, un peu « dérangée ». Elle s’ennuie tellement qu’elle finit par observer ce qui se passe chez ses nouveaux voisins.

Très vite, elle pense que quelque chose ne va pas. Qui est cet enfant « inconnu » qui joue avec des cailloux ?
Elle est persuadée qu’il souffre de maltraitance, mais que faire contre les services sociaux et la police qui affirment que cet enfant n’existe pas ?

Une histoire bouleversante et dérangeante, qui nous rappelle la difficulté à signaler la maltraitance  et ses conséquences.

*****

Tu me plais, tout simplement

de Marie-Claude Bérot

Editions Flammarion (Tribal), 2011

Manon est atteinte d’un cancer. Lycéenne, elle ne peut plus aller en cours, épuisée par les traitements. Ses amies viennent la voir, et même Quentin, le plus beau et le plus timide garçon de la classe. Il y a également Eva, qui souffre de dépression sévère, qu’elle n’apprécie pas vraiment, mais qu’elle va apprendre à connaitre…

Malgré le thème abordé (la maladie d’une adolescente), c’est le récit d’une tranche de vie, sans pathos, qui respire l’envie de vivre.

*****

Elle s’appelait Sarah

de Tatiana de Rosnay

Editions Héloïse d’Ormesson, 2011

Contre l’avis des siens, Julia, une journaliste américaine, décide d’enquêter sur le destin de Sarah et de son frère, mais peu à peu, sa vie personnelle va s’en trouver changée…

Un roman bouleversant, révoltant et indispensable, qui nous fait revivre une page sombre de l’histoire de France, trop souvent occultée, la rafle du Vel d’Hiv’, le 16 juillet 1942,  pour ne pas l’oublier.

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19 juillet 2012 at 09:46 Laisser un commentaire

Pour bien commencer l’été… des romans « coup de coeur »

De la détente,

avec des romans tous différents,

entre fantastique, humour grinçant

et mystère…

*****

Bal de givre à New-York, de Fabrice Colin

Editions Albin-Michel, 2011

Depuis son accident, Anna Claramond ne se souvient plus de rien. Seul son nom lui semble familier. Le jeune homme qui l’a renversée et s’est précipité à son secours, Wynter Seth-Smith, insiste pour la revoir.

Autour d’elle, la ville est blanche, glacée, belle et irréelle, mais confusément, Anna se sent en danger. Pourquoi ?

Un roman où l’atmosphère a une grande importance. Malgré un début un peu lent, on s’accroche aux évènements qui s’enchainent ensuite tellement vite, qu’on n’a qu’une envie : connaitre le dénouement… inattendu.

Un roman mystérieux et troublant.

*****

Meurtres au manoir, de Willa Marsh

Editions Autrement, 2011

Clarissa, célibataire londonienne, rencontre Thomas, veuf encore jeune, et possédant un magnifique manoir. Clarissa tombe sous le charme… surtout du manoir ! Ils se marient.

Elle pense avoir trouvé le mari idéal, mais le manoir abrite également les deux vieilles tantes de Thomas, Olwen et Gwyneth… Au début, tout semble normal, mais petit à petit, l’attitude des deux tantes devient étrange. Elles surveillent Clarissa et attendent avec impatience que celle-ci donne naissance à une fille. Pourquoi ?

Tous les personnages de ce roman portent un masque ! Soupçon, hypocrisie, manigances et sorcellerie règnent en maître…

*****

Demain j’arrête ! , de Gilles Legardinier

Editions Fleuve Noir, 2011

A la fête du divorce de son ami Jérôme, Julie est abordée par un des invités qui lui demande : « Quel est le truc le plus idiot que vous ayez fait de votre vie ?  »

Surprise, elle ne répond pas, mais ne cesse de penser à cette question.

Julie se souvient alors, les derniers mois passés, quand sa vie a changé avec l’arrivée d’un nouveau locataire dans son immeuble. Attirée, intriguée, elle ne cesse de faire des choses insensées, délirantes, pour tenter de rencontrer cet homme.

Un roman drôle, original, léger et terriblement touchant.

*****

Série grise, de Claire Huynen

Editions du Cherche Midi, 2011

Le narrateur est un vieil homme au caractère bien trempé, qui a planifié la fin de sa vie en entrant à la résidence Mathusalem, une “maison de repos pour adultes valides”, afin d’être débarrassé des contingences matérielles.

Il ne lui reste plus qu’à étudier, presque en scientifique, “les vieux”, ses semblables, dont il connaît de l’intérieur tous les défauts et les travers.

Un regard acerbe, de la lucidité, de l’ironie, de l’humour très noir, et beaucoup de sensibilité derrière tout cela…, pour un petit roman bijou sur la difficulté de vieillir en toute dignité et en toute liberté.

Ce roman est génial, même si on en prend plein la figure.

*****

Les Radley, de Matt Haig

Editions Albin-Michel, 2010

Pas facile d’être un vampire au XXIe siècle !

Dans une banlieue british, la famille Radley essaie de se comporter comme une famille « normale » et respectable.

Mais peut-on nier si facilement sa véritable nature ? Bientôt, les apparences vont voler en éclat…

Une satire originale et drôle, à contre-courant des histoires habituelles de vampires. Un bon moment de lecture, avec des passages hilarants.

*****

Bon rétablissement, de Marie-Sabine Roger

Editions du Rouergue, 2011

Jean-Pierre, 67 ans, reprend conscience à l’hôpital après avoir failli se noyer dans la Seine. Comme il est veuf et sans enfant, les visites ne se bousculent pas, ce qui n’est pas pour déplaire à ce vieux misanthrope bourru et peu affable.

Pourtant, les rencontres inattendues et attachantes vont se succéder et le sortir de son isolement.

Malgré un sujet grave, et le cadre restreint d’une chambre d’hôpital, un livre tendre, drôle, des personnages émouvants, et agréable à lire.

*****

La Vallée des disparus, de Bente Porr

Editions de l’Archipel, 2012

Allemagne, années 30. Depuis son enfance, petit garçon solitaire, Curt est l’ami de Hans Germer. Amitié, un bien grand mot, pour cette position de souffre-douleur de Hans, garçon puis jeune homme athlétique, rempli de charisme mais vaniteux et autoritaire…

Bon an, mal an, cette “amitié” a perduré, jusqu’à cet été 1934, où Hans invite Curt à des vacances dans le sud de la France. Ils seront accompagné de Fee, la fiancée de Hans, traitée elle aussi comme une moins que rien, au grand dam de Curt.

Voyage, disputes, panne de voiture, et les voilà tous les trois dans un village perdu des Hautes Alpes, Moriac.

Un village où, depuis deux cents ans, auraient disparu pas moins de treize personnes, dans des conditions mystérieuses. Toutes les conditions sont réunies pour qu’une situation déjà explosive se dégrade…

Du mystère, du suspense, de l’angoisse en crescendo, mais sans trop…

Un bon divertissement, dont on n’attend pas la chute.

*****

Si, lors de votre venue, ces romans sont déjà empruntés,

vous pourrez les réserver.

Nous pourrons aussi vous conseiller d’autres lectures…

7 juillet 2012 at 13:02 Laisser un commentaire

Horaires d’ouverture pour l’été 2012

Horaires modifiés

du 10 juillet au 1er septembre inclus

Mardi : 14h00-17h00

Mercredi : 10h00-12h00 et 14h00-17h00

Vendredi : 10h00-12h00 et 14h00-17h00

Samedi : 10h00-17h00 sans interruption

Fermeture : du 11 au 18 Août inclus

6 juillet 2012 at 15:40 Laisser un commentaire


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