L’été est maussade… des lectures en accord avec la météo ?

19 juillet 2012 at 09:46 Laisser un commentaire

Parce qu’il existe de beaux textes parmi les romans tristes

Parce qu’il y a des lecteurs qui adorent s’émouvoir et pleurer…

Parce que la fiction n’empêche pas les interrogations…

Parce que ce sont des « Coups de coeur » des bibliothécaires…

Pour toutes ces raisons et pour d’autres…

Une sélection de romans

tristes,

sombres,

dramatiques,

poignants et de qualité

*****

Voie interdite

d’Anne Vantal

Editions Actes Sud, 2011

Un jeune homme fuit, se cache… Il trouve refuge au fond d’une forêt, dans une cabane abandonnée, où il se bâtit peu à peu une vie solitaire.

Que fuit-il ? Combien de temps va-t-il tenir à l’écart du monde ?

Un résumé volontairement très court pour ce roman percutant qu’il faut découvrir par soi-même, et dont la fin vous « scotche » à la page.

Du suspense, une belle écriture, des interrogations… du grand art !

*****

Les Maux du coeur

d’Axl Cendres

Editions Sarbacane, 2011

Le narrateur, 15 ans, vit seul avec sa mère. Un jour, celle-ci trouve du shit dans ses poches. Pour la rassurer et éviter certaines questions, il passe son temps à lui mentir.

Mais à nous, lecteurs, il raconte tout.

Alors, lorsqu’il rencontre au collège Ludmilla (un prénom qui lui fait tourner la tête), il ne sait plus quelle attitude adopter. Comment rétablir la confiance ?

Un court roman sur les tourments de l’adolescence, sensible et réaliste.

*****

Room

d’Emma Donoghue

Editions Stock (La Cosmopolite), 2011

Jack vient d’avoir 5 ans. Un évènement dans sa petite vie bien réglée, dans le déroulement millimétré de ses journées avec sa maman, dans la “Chambre”.

Car voilà, même si Jack est heureux, avec sa maman comme centre du monde, on comprend vite, à travers ses mots d’enfant, que Jack vit enfermé avec sa mère, avec pour seules visites celles de “Grand Méchant Nick”… Ce qui lui parait “normal” ne l’est bien sûr pas : Jack et sa mère sont les « prisonniers » d’un kidnappeur…

Un roman prenant, qu’on ne lâche pas, déroutant et original (tout est vu par les yeux de Jack, enfant précoce et pourtant bien naïf puisqu’il ne connait rien du monde véritable), une prouesse d’invention pour la romancière qui a réussi, je trouve, à se mettre à la place de Jack.

Un roman dur, mais jamais larmoyant ni voyeur, et pourtant rempli d’amour, celui de la mère qui a fait preuve d’un courage sans  borne pour ne pas sombrer et d’une imagination débordante pour donner à son fils une vie “normale” dans cet environnement carcéral.

*****

L’Enfant aux cailloux

de Sophie Loubière

Editions Fleuve Noir, 2012

Elsa Préau est une vieille dame seule, un peu « dérangée ». Elle s’ennuie tellement qu’elle finit par observer ce qui se passe chez ses nouveaux voisins.

Très vite, elle pense que quelque chose ne va pas. Qui est cet enfant « inconnu » qui joue avec des cailloux ?
Elle est persuadée qu’il souffre de maltraitance, mais que faire contre les services sociaux et la police qui affirment que cet enfant n’existe pas ?

Une histoire bouleversante et dérangeante, qui nous rappelle la difficulté à signaler la maltraitance  et ses conséquences.

*****

Tu me plais, tout simplement

de Marie-Claude Bérot

Editions Flammarion (Tribal), 2011

Manon est atteinte d’un cancer. Lycéenne, elle ne peut plus aller en cours, épuisée par les traitements. Ses amies viennent la voir, et même Quentin, le plus beau et le plus timide garçon de la classe. Il y a également Eva, qui souffre de dépression sévère, qu’elle n’apprécie pas vraiment, mais qu’elle va apprendre à connaitre…

Malgré le thème abordé (la maladie d’une adolescente), c’est le récit d’une tranche de vie, sans pathos, qui respire l’envie de vivre.

*****

Elle s’appelait Sarah

de Tatiana de Rosnay

Editions Héloïse d’Ormesson, 2011

Contre l’avis des siens, Julia, une journaliste américaine, décide d’enquêter sur le destin de Sarah et de son frère, mais peu à peu, sa vie personnelle va s’en trouver changée…

Un roman bouleversant, révoltant et indispensable, qui nous fait revivre une page sombre de l’histoire de France, trop souvent occultée, la rafle du Vel d’Hiv’, le 16 juillet 1942,  pour ne pas l’oublier.

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Pour bien commencer l’été… des romans « coup de coeur » C’est aussi la rentrée à la Bibliothèque !

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