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Café-Lecture du 4 mai

Au fil des séances (c’était déjà le 4ème Café-Lecture…), un petit groupe de fidèles s’est constitué et des nouveaux continuent d’arriver.

Ce fut une séance riche en débats, autour du Prix Escapages+, des lectures des nouveautés de la dernière fois, des romans policiers… mais pas que !

Café-Lecture bibli Déols mai 2013

Pendant ces deux heures, il a été question de…

(Compte-rendu sans prétention !)

  • Les 4 romans du prix Escapages+ de l’année ont été un peu plus « disséqués ». Comme les votes ne sont pas encore terminés pour les inscrits à la bibliothèque, pas de résultats pour l’instant (clôture du vote : 15 mai)

« Monsieur le Commandant », de Romain Slocombe, a les faveurs d’une grande partie des lecteurs : c’est un texte d’une bonne tenue littéraire, le thème est difficile, mais le ton sonne « vrai » et fait toute la richesse de l’oeuvre. Un lecteur nous raconte un peu son entrevue avec l’auteur, qui est venu à la Médiathèque Equinoxe, à Châteauroux le mois dernier.

« Du domaine des murmures », de Carole Martinez, est celui qui est cité en deuxième pour son écriture, sa langue, « fleurie », et son thème, entre histoire et mysticisme.

« Moi », de Sabina Berman, est jugé moins « bon », malgré l’originalité de son histoire, peut-être trop originale d’ailleurs, donc un peu farfelue, difficile à appréhender…

« Eleven », de Mark Watson, est de loin celui qui a été le moins aimé (à une exception près) : malgré une bonne idée de départ, l’intrigue est tortueuse, et l’écriture sans grand intérêt.

Quel sera le verdict des urnes à Déols, et dans le département ?

« Délivrance », de Jussi Adler-Olsen : une très bon triller, même s’il est très noir, avec un thème très fort, les sectes et leur politique.

« Le petit dernier« , de JP Carminati : la vie et le quotidien d’un « petit dernier », né sur le tard d’une mère bigote et d’un père haut-fonctionnaire plutôt absent. Raconté par l’enfant, des situations et remarques rigolotes, on sourit beaucoup ! A mettre en parallèle avec « Quartier charogne » de Nan Aurousseau (récit d’une enfance marquée par l’amour d’une mère courage, l’alcool et la violence d’un père raté mais pardonné)

« De glace et de sang », de Parrish : Au Canada, une enquête par un policier dans le milieu des policiers. L’histoire est un peu brouillone quelquefois, car assez touffue. Intéressant, mais c’est un peu « glauque », on est dans la glace t le froid !

« Notre-Dame du Nil », de Scholastique Mukasonga : la vie dans un pensionnat de jeunes filles de la haute société, au Rwanda. On se rend vite compte que tout est déjà en place pour le génocide des Tutsi en 1994. Implacable. Ce roman aborde aussi la vie et la place des femmes en Afrique. On peut faire un parallèle avec le roman « Photo de groupe au bord du fleuve », d’Emmanuel Dongala, qui a eu le prix Escapages+ en 2012.

« Fête fatale » de W. Katz : Bon roman policier dans l’intrigue ne se dévoile vraiment qu’à la fin.

« Les pays » de Marie-Hélène Lafon : un grand coup de coeur pour ce roman (en grande partie autobiographique), qui raconte la découverte de Paris par une étudiante débarquée d’Auvergne, dans les années 70-80. Un magnifique roman, à l’écriture travaillée sans être compliquée, sur le thème du décalage avec ses origines, sa classe sociale, le monde paysan et la ville… C’est vraiment très bien écrit et on apprécie chaque phrase de ce court roman. Les autres titres de Marie-Hélène Lafon sont aussi plébiscité par un lecteur : « l’Annonce » et « les derniers Indiens ».

  • Une lectrice, qui lit énormément de romans policiers, a préparé une liste de ses auteurs préférés :

Fred Vargas écrit des romans avec des personnages récurrents. Il y a la série avec le commissaire Adamsberg, et celle avec « les trois évangélistes », ainsi nommés pour leur passion pour une période historique. Les intrigues tournent autant autour d’une enquête que de la personnalité et de l’évolution psychologique des personnages principaux.

Philippe Bouin a aussi un personnage récurrent : Soeur Blandine, une ancienne commissaire entrée dans les ordres. Un titre : « Implacables vendanges« .

Christophe Grangé : des intrigues souvent tortueuses, sanglantes, qui flirtent avec le mystique. Un titre très connu, adapté en film : « Les rivières pourpres ».

Arnaldur Indridason : Un enquêteur islandais, dénoue des intrigues, des mystères, qui trouvent toujours un écho dans son propre passé marqué par la disparition de son frère.Son univers rappelle un peu « le chant des corbeaux », d’Erin Hart, un roman policier irlandais, dans lequel le passé du personnage principal est également très important pour l’intrigue à dénouer.

Henning Mankell : un auteur suédois, à l’univers un peu moins sombre que le précédent. Un titre : « l’homme qui souriait« .

Nadine Monfils écrit des romans policiers déjantés, au vocabulaire très cru. Les premiers titres sont les meilleurs (« Babylon Dream« )

Charles Exbrayat : un auteur un peu ancien, plus léger dans ses intrigues (voir la série avec l’héroïne Imogène)

  • Ont également été cités, dans le désordre de la conversation :

Jean-Louis Magnon, qui écrit de bons romans policiers de terroir.

Véronique Olmi (« Bord de mer« ), déjà citée lors d’un précédent Café-Lecture.

« L’affaire Mis et Thiennot » (plusieurs livres lui ont été consacrés, écrit par Léandre Boizeau, Gilbert Collard, Jean-Claude Derey…) : une affaire qui reste très présente dans l’esprit des Indriens, sans forcément être très connue à l’extérieur du département.

James Rollins : un auteur de romans un peu policier, un peu écolo, un peu scientifique. Très sympathique, une approche originale. Un titre : « Amazonia« .

  • Ont été évoqués aussi des films :

La trilogie documentaire « Profils paysans » (l’approche, le quotidien et la vie moderne), de Raymond Depardon : une vision réaliste et tendre d’un monde qui ne sera bientôt plus. (en DVD Arte éditions).

A rapprocher aussi des documentaires de René Duranton, « Femme paysanne » et  « les sillons de la liberté« , entre autres. A découvrir.

*******

Et même si vous n’avez pu assister au Café-Lecture,

il reste des nouveautés à emprunter !

Encore des nouveautés à emprunter !

Liste complète en cliquant ci-dessous :

Liste des romans présentés mai 2013

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4 mai 2013 at 14:59 Laisser un commentaire

Quand les lecteurs nous font découvrir des livres…

Suite au dernier Café-Lecture, un des participants souhaite nous faire part d’une de ses lectures :

On a retrouvé l’histoire de France :

Comment l’archéologie raconte notre passé

de Jean-Paul Demoule

Editions Robert Laffont, 2012

onaretrouvél'histoiredefrance

Voici son commentaire sur cet essai :

« Au cours du dernier café-lecture réuni à la bibliothèque, j’avais dit mon goût pour les biographies, mais je souhaiterais prolonger mon propos pour exprimer mon grand intérêt également  pour les livres classés dans les documentaires, tels par exemple les essais.

Aussi, puis-je me permettre de profiter de ce blog pour parler très brièvement du livre de Jean-Paul Demoule « On a retrouvé l’histoire de France » paru aux éditions Bernard Laffont (20,30€) ?

Jean-Paul Demoule est archéologue et professeur à l’université de Paris I et a été président de l’Institut national de recherches archéologiques préventives, organisme souvent décrié en raison du retard que celui-ci ferait prendre lors de la réalisation de chantiers susceptibles de détruire en cette occasion des trésors archéologiques.

Ainsi qu’il est écrit dans la quatrième de couverture, l’auteur revisite siècles et millénaires et nous amène à la rencontre de l’Homo erectus, il y a plus de 1.6 millions d’années et l’on y croise aussi ces « colons du Moyen-Orient » qui ont apporté sur notre sol l’agriculture et l’élevage il y a plus de sept mille huit cents ans…

Ce qui m’a particulièrement interpellé et plu dans ce livre, c’est la dénonciation de faits qui ne sont que des mythes, nous dit l’auteur, et qui ont sans cesse été entretenus par-delà les siècles, tels Vercingétorix et la Gaule et les Gaulois, du moins les Gaulois en tant que nos « ancêtres » et l’on apprend que ceci est dû à deux déformations historiques successives, celle de César, puis celle du XIXème siècle.

La Gaule, affirme Jean-Paul Demoule, n’a jamais existé et il nous enseigne, ou nous rappelle, c’est selon, que César le dit lui-même dès la première phrase de son livre: « Toute la Gaule est divisée en trois parties dont l’une est habitée par les Belges, l’autre par les Aquitains, la troisième par ceux qui dans leur langue se nomment Celtes et dans la nôtre Gaulois. Ils diffèrent tous entre eux par le langage, les institutions et les lois ».

Autrement dit, pour Jean-Paul Demoule qui connaît bien évidemment son sujet, la Gaule n’est qu’un espace géographique lui-même habité par des peuples très différents dont certains sont appelés « Gaulois », par les Romains…

Il nous est aussi rappelé que c’est au XIXème siècle, dans le sillage de la Révolution française et du Romantisme, que se sont construites les identités nationales.

Auparavant, nous dit-il, il n’y avait pas de nations, mais seulement des sujets de souverains de droit divin qui agrandissaient leurs royaumes au gré des guerres ou des mariages, ou les voyaient se rétrécir …!

Désormais nous fait remarquer l’auteur, les nations sont des communautés de citoyens animés par un même destin.

Pour celui-ci, au moment où l’histoire devient mondiale, nous sommes en définitive des citoyens du monde, ce qui définit chacune et chacun d’entre nous parmi les humains, comme les mots qu’il cite de Jean-Paul Sartre : « Un homme, fait de tous les hommes et qui les vaut tous et que vaut n’importe qui ».

Large débat, bien entendu et plus que jamais, en notre époque où resurgissent nombre  d’interrogations, notamment celles liées à la notion d’ « Identité française ».

Jean Paul Demoule affirme également avec justesse, que nous avons besoin de savoir pourquoi nous vivons ensemble, et de connaître les impasses qui ont conduit à la catastrophe certaines des sociétés passées.

On ne peut être, je crois, que d’accord avec lui et comprendre pour ces raisons le grand intérêt de l’étude de l’histoire, laquelle nous permet de savoir et de comprendre tout à la fois notre passé et notre présent, qui conduira aussi à l’avenir de ceux qui naîtront.

La lecture de ce livre qui  parle avec foi et passion de l’archéologie fut pour moi un grand moment empli d’intérêt et d’apprentissage en raison du silence, en mon jeune temps, de l’Education nationale fort peu disserte dans l’enseignement de la Préhistoire, hélas ! »

  François HUMMEL

Cet ouvrage pouvant intéresser d’autres usagers de la bibliothèque, il a donc été mis en commande.

28 mars 2013 at 13:36 Laisser un commentaire

Destins de femmes

Pour prolonger les manifestations accompagnant

la Journée internationale de la Femme,

découvrez notre sélection intitulée

« Destins de femmes »

Biographies, essais et romans

sur des femmes célèbres ou non, mais au parcours intéressant.

présentation destins de femmes

7 mars 2013 at 20:24 1 commentaire

L’année où j’ai vécu selon la Bible

de A. J. Jacobs

Editions J. Chambon – 2008

L’année où j’ai vécu selon la Bible

L’auteur, un New-Yorkais « officiellement juif » mais 100% laïc, a entrepris d’observer à la lettre, pendant un an, les prescriptions de la Bible. Il livre le résultat de cette étonnante aventure. Prendre la Bible au pied de la lettre pendant un an : la mission pouvait sembler absurde, loufoque, impossible. Le résultat est drôle, profond, troublant.  Un livre surprenant, bien qu’un peu long, qui invite à essayer de comprendre, sans pour autant cautionner les extrémismes.

6 juin 2009 at 15:57 Laisser un commentaire

Où on va, papa ?

de Jean-Louis Fournier

Editions Stock – 2008

Où on va, papa

On a d’abord le souffle coupé devant ce court récit. Père de deux enfants plus un, Jean-Louis Fournier raconte sous la forme de courtes saynètes la vie de deux de ses enfants handicapés à 80 %. C’est drôle comme seuls peuvent l’être ceux qui ont côtoyé le malheur. Un roman bouleversant, qui aborde la question du handicap avec une franchise rare et un sens de la dérision sidérant. On n’oubliera plus jamais Mathieu et Thomas.

Ce roman a reçu le prix Femina 2008

6 juin 2009 at 15:55 Laisser un commentaire

Un Jardin dans les Appalaches

de Barbara Kingsolver

Editions Rivages – 2008

un jardin dans les Appalaches

Soucieux de la planète et du monde dans lequel nous vivons, la romancière Barbara Kingsolver, son époux et leurs deux filles se sont lancés dans une passionnante aventure : installés dans une ferme des Appalaches, ils ont décidé de se nourrir exclusivement de ce qu’ils faisaient pousser, des animaux qu’ils élevaient ou de ce que produisaient les exploitants de la région. En bref de devenir des « locavores ».

Un troublant et savoureux récit, mélange de roman, d’histoires familiales amusantes et de recettes saisonnières.

6 juin 2009 at 15:17 Laisser un commentaire


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