Posts tagged ‘« feel good book »’

Le Café-Lecture confiné commente un roman « feel-good »…

Parfois, la lectrice (ou le lecteur), opiniâtre, sort de sa zone de confort.

Au lieu de lire le dernier roman de son auteur préféré,

il se tourne vers un genre qu’il affectionne moins, mais que d’autres adorent.

Eh oui ! C’est rageant de ne pas comprendre ce que tant apprécient 🙂 !

Véronique a lu

Je choisirai la voie du vent

Régine Joséphine

Editions Marabout

Je ne connaissais pas du tout cette autrice, Régine Joséphine. Ce fut donc une découverte, et, ma foi, une lecture agréable.
On joue là sur le roman « feel good » (roman « qui fait du bien », une manière plus consensuelle de nommer ce que l’on appelait avant « romans à l’eau de rose » 😀 ), même si le premier chapitre peut en faire douter. En fait, l’histoire mêle deux histoires, qui vont se rejoindre en cours de route.

Au début, nous faisons la connaissance d’un tout jeune homme japonais, à la fin de la 2ème Guerre Mondiale, juste avant la capitulation du Japon. Il s’est engagé dans l’aviation, brisé psychologiquement par un accident de l’enfance et l’indifférence de son père. Il est l’un des derniers kamikazes, et il sait que son sacrifice sera vain. Alors, il décide de faire de son dernier vol un acte salvateur, vous apprendrez comment et pourquoi au cours de la lecture…

Puis arrive, de nos jours, l’histoire de Colombe, jeune femme française, fragile, qui sort d’une période dépressive, difficile, et va prendre un poste d’institutrice, dans un petit village proche de Lyon. Colombe a été adoptée, ses relations avec sa mère sont fusionnelles et étouffantes à la fois, on comprend qu’elle doit résoudre ses problèmes pour avancer, et que ce n’est pas gagné…
Je n’en dis pas plus sur le pourquoi du comment qui réunira les deux histoires, en y ajoutant un beau collègue ténébreux pour Colombe, un bistrot à sauver et un curieux voyageur…

Finalement, l’intrigue est plutôt bien trouvée, malgré quelques facilités, comme les atermoiements amoureux des personnages, si attendus… Mais c’est cohérent et ficelé, la fin juste est un peu simple, comme malheureusement nombreux autres « feel good books», hélas !
Je n’ai pas un goût particulier pour ce genre littéraire que je trouve trop prévisible, mais j’ai quand même passé un bon moment, l’écriture est fluide, et ce curieux début, atypique du genre, avait attisé ma curiosité.
Un roman qui va plaire, à lire sans prise de tête, pour se changer les idées, mais que je vais vite oublier, je pense…

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4 mai 2021 at 15:00 Laisser un commentaire

Le Café-Lecture confiné… et le Bazar du Zèbre à pois

Pierre a lu :

Le Bazar du zèbre à pois

Raphaëlle Giordano

Editions Plon

 

« Le Bazar du zèbre à pois », de Raphaëlle Giordano est un roman sympathique… On y suit Arthur, un adolescent tagueur et rebelle en conflit permanent avec ses professeurs ; sa mère Giula, nez dans une entreprise de cosmétique, divorcée qui regarde avec détresse le degré zéro de sa vie affective, désabusée et désenchantée tant par son métier que par sa vie.

L’arrivée de Basile, créateur inventeur d’objets provocateurs et l’ouverture de son magasin, le fameux « Bazar du zèbre à pois » va changer la donne. Par curiosité Arthur visite la boutique, vole au passage une « Spider Trick », une araignée mécanique qui s’éloigne quand on approche sa main pour l’attraper. Arthur plait à Basile, qui n’a rien perdu du vol. S’ensuivra une amitié profonde entre les deux, davantage même, une collaboration. Ses talents de grapheur seront mis en avant dans la boutique.

La « méchantissime » Louise Morteuil présidente de l’association Civilissime qui œuvre pour la morale et veille qu’aucun commerce subversif ne vienne s’installer en ville fera tout ce qui est en son pouvoir pour mettre des bâtons dans les roues de Basile et de sa boutique. Bien sûr Giula est loin d’être insensible au charme de Basile, et c’est, vous vous en doutez, réciproque. Des liens se nouent entre eux, pour le plus grand plaisir d’Arthur, à la suite d’une collaboration pour créer un détonateur à parfums, censé aider l’utilisateur à retrouver de bons souvenirs et à mieux gérer sa propre vie…

Bref, le roman se déguste à la façon d’une sucrerie. Peut-être un peu trop sirupeuse à mon goût. On est d’accord, ce roman est là pour passer un bon moment, sans se prendre la tête. Même l’abominable Louise Morteuil deviendra une femme généreuse et gentille. Une espèce de conte où le dragon finit par jouer avec le jeune faon. Basile a une quantité d’idées, de maximes, de conseils pour que chacune, chacun, se sente mieux dans sa peau.

S’affirmer dans sa singularité, trouver son essence ; ne pas attendre d’être prêt pour oser ; être Open, Ouvert, Positif, Encourageant, Nourrissant… Et c’est ici que, à mon avis, le bât blesse. Trop souvent, le roman bascule de narratif à conseils de coach de vie. Quand une romancière, un romancier commence à vouloir me donner des leçons, j’avoue devenir assez réfractaire. Cette avalanche de directives pour mieux vivre m’a profondément ennuyé et a gâché mon plaisir de lecture. Car même si les personnages sont caricaturaux, même si l’intrigue est cousue de fil blanc, ce roman a de vrais atouts. C’est dommage de les avoir dilapidés en essayant le grand écart entre romanesque et coaching de vie…

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16 avril 2021 at 11:45 Laisser un commentaire

Le Café-Lecture confiné et les « feel good books »

L’avis de Véronique sur un « feel good book »

Les imbattables

de Sarah Maeght

Éditions Lattès

En préambule, qu’est-ce qu’un « feel good book », en français, un « roman qui fait du bien » ?

En 2009, parait « Le Cercle littéraire des amateurs d’épluchures de patates« , écrit par Mary Ann Shafer et Annie Barrows. Ce roman américain (traduit en français), se classe immédiatement en tête des ventes et surprend tout le monde. Pourquoi cela fonctionne ? Parce que c’est drôle et plein d’humanité !

Le phénomène est lancé. Parfois naïfs, souvent drôles, pas toujours bien écrits, mais assurément réjouissants : les livres « qui font du bien » se vendent à des centaines de milliers d’exemplaires en France et à l’étranger.

Revenons aux « imbattables ».

Après ses cours de Lettres à l’université, Victoire s’occupe de Basile. Il a neuf ans, elle en a vingt-trois. Victoire rêve de partir étudier aux États-Unis, Basile rêve d’avoir un ami, de visiter la maison de Prévert en Normandie. Il est pointilleux sur ce qui se fait et ce qui ne se fait pas,  le « digne » et l’« indigne ». Elle vole dans les magasins, saute les portiques du métro et laisse l’horoscope décider de son humeur. Un lundi, Basile rate le car pour son voyage scolaire. Victoire doit rester avec lui, le temps d’une semaine qui va changer leur vie…

En général, je ne suis pas « fan » de ce genre de romans. Pour la plupart, je les trouve plutôt « faciles », les ressorts de l’intrigue sont souvent les mêmes, l’écriture n’est pas transcendante… Mais je comprends qu’on trouve leur lecture reposante, dépaysante, confortable… C’est ce qui fait la richesse des débats entre lecteurs 🙂 !

Et parfois, je me laisse tenter, parce que le sujet me parait un peu différent, les personnages plus originaux…

Et pour la réticente que je suis, donc, je sors agréablement surprise de cette histoire tendre, qui, malgré des ressorts littéraires finalement plutôt attendus, a su me toucher sans que je la trouve trop « gnangnan ».
Dans ma bouche, ça ressemble vraiment à un compliment tant je suis habituellement rétive à ce genre littéraire !

Pour réserver ce roman directement,

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(sans oublier de vous connecter à votre compte au préalable !)

Et n’hésitez pas à partager votre avis avec nous !

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25 janvier 2021 at 10:30 Laisser un commentaire

A la Une : des lectures légères et de détente…

De l’amour, de l’aventure,

de l’humour, un peu de suspense…

que du bonheur sur le transat !

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29 juillet 2018 at 19:00 Laisser un commentaire


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