Posts tagged ‘Roman’

Peu à peu, les livres se déconfinent…

Depuis notre réouverture pendant la pandémie,

lorsque les documents sont rapportés à la bibliothèque,

après deux mois dans les familles,

ils sont mis en quarantaine

pendant 10 jours.

Ensuite, ils sont nettoyés et remis en rayon.

Ils sont à nouveau propres, sains et disponibles pour être empruntés !

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Voici les plus récents des

« déconfinés du jour »,

si cela peut vous donner des idées de lecture !

Et il y a de très bons titres de romans :

De pierre et d’os, Le petit-fils, les optimistes, le moine de Moka…

et des documentaires intéressants :

Osez l’autonomie, Sans jamais atteindre le sommet…

 

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29 mai 2020 at 11:18 Laisser un commentaire

Le Café-Lecture de mars… qui n’a pas eu lieu

Lorsque nous préparons le Café-Lecture, nous mettons de côté des nouveautés,

afin de pouvoir les lire et les commenter, mais aussi les prêter en avant-première

à des participants qui acceptent de servir de « lecteurs-testeurs » !

Mais voilà, le confinement est arrivé…

et certaines nouveautés sont restées bien au chaud pendant deux mois.

Il est temps de leur faire prendre l’air !

Comme nous savons qu’il est compliqué de choisir sur catalogue,

et qu’une image vaut mille mots,

selon la citation attribuée à Confucius,

voici les portraits de ces déconfinés.

Il y a des romans, des documentaires

et des bandes dessinées pour ados et adultes.

Parmi eux quelques pépites identifiées par les bibliothécaires :

vous les reconnaitrez par le petit cœur (« coup de cœur »)

ou l’étoile (très bien, intéressant) sur les photos !

Les bandes dessinées

Avec un joli coup de cœur pour

« Penss et les plis du monde » de Jérémie Moreau,

qui raconte, peut-être, l’histoire du premier agriculteur de l’humanité…

 

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Les documentaires

Mention spéciale pour « les filles de Romorantin » de Nassira El Moaddem,

qui raconte le parcours de l’auteur, « montée » à Paris pour ses études, puis son travail,

qui revient dans sa ville d’origine et se heurte au décalage entre la grande ville et la province.

Intéressant et original :

« Sapé comme jadis« , d’Yvane Jacob,

une originale histoire du costume et des vêtements,

à travers des personnages célèbres.

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Les romans

Coup de cœur pour

« Le Silence d’Isra« , d’Etaf Rum,

l’histoire d’une jeune Palestinienne mariée à un inconnu et exilée à Brooklyn.

et « Avant la longue flamme rouge » de Guillaume Sire

le récit romancé de l’enfance de Saravouth, 11 ans en 1971,

lorsque se déclenche la guerre civile au Cambodge…

Des romans de terroir :

Les romans de terroir sont une forme de littérature

ancrée dans les traditions régionales.

Ce genre littéraire est repéré sur nos étagères par un logo « pomme » !

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19 mai 2020 at 16:30 Laisser un commentaire

Le Café-Lecture confiné, épisode 10

La parole à Pierre, qui a lu

Le Cercle des hommes

de Pascal Manoukian

Editions du Seuil

 

Gabriel, puissant patron d’une colossale entreprise minière, hyper connecté, toujours à la pointe de la modernité et de la technologie survole l’Amazonie. Une horde de aras attaque son avion, il s’écrase au cœur de la forêt. Là, il est recueilli par une tribu de Yacous. Il passera du statut de chose à celui d’homme singe et enfin de demi Yacou après avoir eu un enfant avec Reflet, jeune femme de la petite tribu. Les Yacous vivent de ce que leur offre la forêt, faisant continuellement attention à ne pas laisser de trace de leur passage. Empreinte carbone zéro…

Le Cercle des hommes c’est la rencontre improbable de deux mondes. Celui du profit, des puissants qui croient pouvoir détruire la terre qui les porte, et celui de femmes et d’hommes respectueux de la nature, riche d’une science qui ne s’apprend pas dans les écoles. Formidable roman d’aventures mais aussi réflexion aigüe sur notre monde et sur notre avenir.

« Le chaman l’entraîna plus profond encore, dans la mémoire de la forêt, là où dormaient tous les trésors dont l’humanité avait perdu la trace, enfouis dans les circonvolutions des strates. Les baleines à quatre pattes, les paresseux géants, les maracrauchenias, étrange mélange de chameau et d’antilope, les toxodontes aux épaules de rhinocéros, les perroquets bleus, sans compter, plus près de nous, des milliers d’oiseaux, d’insectes et de plantes plus gracieuses les unes que les autres, un inventaire de l’imagination grandiose d’une nature dont il disparaissait aujourd’hui un joyau toutes les vingt minutes. Un démaillage suicidaire de la chaîne qui reliait l’homme au reste du vivant et dont chaque chaînon manquant le rapprochait de sa propre extinction. (extrait, p 286-287)

Un très beau livre.

 

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5 mai 2020 at 09:00 1 commentaire

Le Café-Lecture confiné, épisode 9

La parole à Céline, qui a lu

Sortie 32.b

d’Antonio Da Silva

Editions du Rouergue

 

C’est l’histoire d’un groupe d’adolescents qui roulent pour leur survie sur une autoroute et qui veulent atteindre une sortie. Ils découvrent ainsi un monde de chaos à travers leur fuite…

Un roman de science-fiction qui nous tient en haleine tout au long de la lecture par l’enchaînement de faits improbables et terrifiants. Il n’y a pas de temps mort. On est transporté dans le roman car on vit les événements avec les adolescents. On s’attache ainsi aux personnages. Les frontières entre le réel et l’imaginaire sont brouillées…

Pour conclure un très bon roman !

A noter cependant des scènes assez violentes.

 

 

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3 mai 2020 at 09:00 Laisser un commentaire

Le Café-Lecture confiné, épisode 8

La parole à Véronique, qui a lu

Le Pays des autres

Leïla Slimani

Editions Gallimard

« En 1944, Mathilde, une jeune Alsacienne, s’éprend d’Amine Belhaj, un Marocain combattant dans l’armée française. Après la Libération, elle quitte son pays pour suivre au Maroc celui qui va devenir son mari. Le couple s’installe à Meknès, ville de garnison et de colons, où le système de ségrégation coloniale s’applique avec rigueur. Amine récupère ses terres, rocailleuses ingrates et commence alors une période très dure pour la famille. Mathilde accouche de deux enfants : Aïcha et Sélim… »

J’avais lu à sa sortie « Chanson douce », prix Goncourt 2016, et l’écriture de Leïla Slimani m’avait séduite, ainsi que l’intrigue tourmentée du roman.

Changement total de registre avec « Le pays des autres », premier tome de ce qui est annoncé comme une trilogie, saga familiale et historique dans le Maroc des années 1946-1956.

L’auteure dit s’être inspirée de l’histoire de ses grands-parents, histoire éminemment romanesque, puisque sa grand-mère n’a pas hésité, au sortir de la guerre, à suivre dans son pays celui qu’elle a rencontré et choisi, Marocain engagé volontaire dans l’armée française.

Après un passage dans la capitale coloniale très « européenne », elle se retrouve, pleine de bonne volonté mais vite bridée dans ses élans, dans une petite ville de province marocaine, puis dans la campagne profonde, au sein d’une communauté dont elle a du mal à accepter la condition des femmes. Alors, à défaut de vivre ses passions, elle lit, beaucoup, tout ce qu’elle peut intercepter.

Ceci n’est qu’une partie de ce qu’elle affronte personnellement, et le roman raconte aussi la vie du Maroc à cette époque, la guerre civile qui couve pour l’accès à l’indépendance, et déchire les familles.

C’est foisonnant, bien écrit, mêlant l’intime et l’historique. La palette des personnages est riche, on découvre leurs contradictions, leurs aspirations, rien n’est jamais tout blanc, ni tout noir.

J’attends la suite, qui, de la bouche de Leïla Slimani elle-même,

n’est pas attendue avant de longs mois…

 

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1 mai 2020 at 09:00 2 commentaires

Le Café-Lecture confiné, épisode 6

La parole à Marina, qui a lu

Nid de guêpes

Rachel Abbott

Editions Belfond

Anna est une femme bien. Directrice d’école, mère de famille, épouse aimante, elle a enterré son passé (suspense…), reconstruit sa vie. Puis, un jour, une voix à la radio : celle de Scott, l’homme qu’elle a aimé follement ; celui qui l’a brisée et qu’elle a vu mourir quatorze ans plus tôt. Anna panique.

C’est une belle histoire qui nous tient en haleine du début jusqu’à la fin. L’histoire est écrite de façon à démontrer comment l’héroïne va s’en sortir (de ce nid de guêpes, le titre est important), et le suspense est bien mené. Car depuis le début, de sa jeunesse jusqu’à sa vie d’adulte, elle vit dans le mensonge, avec sa famille et tous les gens qui l’entourent. Elle cache un lourd secret qui pourrait changer toute sa vie s’il est dévoilé…

J’ai adoré ce livre donc je vais lire les autres de cette auteure !

 

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25 avril 2020 at 09:00 1 commentaire

Le Café-Lecture confiné, épisode 5

La parole à Pierre, qui a lu

Le petit garçon qui voulait être Mary Poppins

Alejandro Palomas

Editions du Cherche Midi

Guille est un garçon rêveur, débordant d’imagination. Quand à l’école on lui demande ce qu’il veut faire plus tard, sa réponse fuse : Je veux être Mary Poppins.

Il a neuf ans, ne fréquente que des filles, ne s’intéresse pas au foot, voudrait faire de la danse comme Billy Elliot. Son père, un être d’apparence un peu rustre, souffre de cet état de fait, voudrait que son fils devienne un vrai mec. Sa mère est absente, hôtesse de l’air à Dubaï, Guille dit qu’elle nage avec les sirènes. Son institutrice s’émeut. Convoque enfant et père, propose des entretiens avec la psychologue scolaire.

Un beau roman choral sur l’enfance, la séparation, le deuil, les non dit. Guille est un enfant lumineux, qui prend soin des autres à sa manière. Il pense arriver à changer les choses en dansant comme Mary Poppins et en disant plusieurs fois de suite son mot magique : Supercalifragilisticexpialidocious.

Une belle écriture, assez poétique, pour un bon moment de lecture.

 

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21 avril 2020 at 09:00 1 commentaire

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